L’eau florale, un allié adapté à chaque type de peau

La fiche d’identité d’une eau florale n’a rien d’anodin : derrière chaque flacon, c’est une affinité, une histoire de peau, une réponse sur-mesure à nos besoins. Loin des slogans, ce sont des usages concrets, des effets réels, et parfois un soulagement inattendu qui font la différence.

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Fournir des repas faits maison, sortir le chien, faire les courses, envoyer un mot de réconfort ou simplement prêter une oreille attentive.

Cette liste n’est pas exhaustive. Ce sont quelques-unes des marques de solidarité que des milliers d’Australiens ont offertes, sans bruit, pour soutenir le personnel soignant. Le tout orchestré via le groupe Facebook « Adoptez un travailleur de la santé ».

Chris Nicholas, installé à Perth, a lancé il y a peu le groupe « Adopter a Healthcare Worker » en Australie-Occidentale. Son idée : permettre à chacun de se connecter avec un professionnel de santé ayant besoin d’un coup de main dans la tempête du COVID-19.

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Son initiative a fait boule de neige. D’autres groupes Facebook ont vu le jour dans la plupart des États et territoires, aboutissant à un élan national qui rassemble aujourd’hui plus de 140 000 membres. Le principe est simple : inviter chaque citoyen à « adopter » un soignant, infirmière, médecin ou autre, et à s’engager à leurs côtés, au quotidien, pour alléger leur charge.

« Essayez de repérer ce qui pourrait leur rendre la vie plus facile. Ont-ils besoin de plats préparés à congeler ? D’un relais pour garder les enfants, ne serait-ce qu’un jour pour récupérer quelques heures de sommeil ? Besoin d’un soutien moral, d’aide ménagère, même d’un coup de main pour nettoyer la salle de bain laissée à l’abandon depuis des semaines ? »

Arlene Campbell, infirmière-sage-femme et administratrice du groupe victorien (22 000 membres), fait partie de celles et ceux qui ont rejoint cette chaîne d’entraide destinée à soutenir les soignants en première ligne.

Elle a confié à l’ANMJ que l’idée est d’apporter une aide concrète à ces professionnels qui, parfois, ne savent même plus d’où viendra leur prochain repas ou comment sortir leur animal de compagnie.

« Tout ce qui peut être utile, tout ce qui permet à ceux qui sont en première ligne de tenir debout », résume-t-elle.

« Des gestes qui peuvent paraître anodins, mais qui, pour un soignant épuisé, prennent une ampleur insoupçonnée. »

Pour Arlene Campbell, la générosité de la population australienne est bouleversante. Ce soutien constant l’a même parfois émue aux larmes.

« Les adoptions qui ont eu lieu se sont révélées incroyablement efficaces. Certains soignants rentrent chez eux pour découvrir sur le pas de leur porte un colis de réconfort, un bouquet, le petit-déjeuner ou leurs repas du jour déjà livrés. »

« Voir le moral des équipes remonter, savoir que la société ne les oublie pas, c’est un soulagement inestimable. »

Parmi les exemples, celui d’une médecin à court d’un médicament pour sa dermatite cutanée. Problème réglé : en moins d’une heure, un membre du groupe lui avait déposé le traitement à domicile.

« En temps normal, ce serait un détail. Mais dans le contexte actuel, ce genre d’attention peut tout changer, pour la soignante comme pour la personne qui s’est mobilisée. On agit, on se rend utile, et ça fait du bien à tout le monde. »

Dans l’État de Victoria, Arlene Campbell a également co-fondé un groupe Facebook dédié à l’hébergement temporaire des soignants. Objectif : trouver des logements pour ceux qui, à la maison, côtoient des personnes vulnérables, enfants, personnes âgées, et souhaitent réduire tout risque de contamination.

À mesure que la pandémie progresse en Australie, Arlene Campbell a multiplié les initiatives, notamment pour soutenir des collègues privés de travail et qui peinent désormais à payer leurs factures.

« Les infirmières ont besoin d’échanger, mais pour beaucoup de vacataires, le simple fait de pouvoir parler à ses collègues après un service n’existe plus dès lors qu’on ne travaille plus. »

Après avoir repris un poste à l’hôpital Werribee Mercy, elle décrit un quotidien sous tension : « La peur est bien présente », confie-t-elle.

« La plupart d’entre nous sont en bonne santé, mais vivent avec des proches fragilisés. »

« J’ai dû isoler ma mère : elle vit dans un logement indépendant que je possède. Nous ne l’avons pas revue depuis. Beaucoup d’infirmières se sont éloignées de leurs parents, parfois même de leurs enfants. Hier encore, une collègue m’a confié en larmes qu’elle n’avait pas vu ses enfants depuis trois semaines, pour protéger ses parents âgés. »

Le manque de matériel de protection et de gel hydroalcoolique reste un défi permanent.

« On sait qu’il y a une pénurie. Cela suscite de la colère, mais l’urgence, c’est de faire notre travail du mieux possible, en attendant que la situation s’améliore. »

« Le fait de manquer de désinfectant est particulièrement problématique. On s’échange une petite bouteille de gel, que chacune porte à la ceinture et transmet à la collègue suivante. L’hygiène des mains est fondamentale. »

Pour se prémunir au maximum, Arlene Campbell a modifié sa routine, appliquant des protocoles stricts à chaque arrivée et départ de l’hôpital : lavage des mains minutieux, douche et changement de vêtements dès que possible.

« Avant de quitter l’hôpital, je prends une douche si c’est possible, puis j’enfile des vêtements propres. À la maison, tout ce qui a servi à l’hôpital est isolé dans une boîte. Si je n’ai pas pu me doucher là-bas, je le fais en rentrant. »

« Les tenues sont lavées chaque jour à l’eau chaude. Je nettoie tout, jusqu’à mon badge et le cordon. Il faut aller dans le détail : le stylo planqué dans les cheveux, lui aussi, doit passer à la désinfection. »

Le message d’Arlene Campbell à la population australienne tient en quelques mots : « Restez chez vous ».

Selon elle, l’aventure « Adopter un travailleur de la santé » ne fait que commencer. Ces groupes continueront de mettre en relation soignants et citoyens pour amplifier la solidarité.

« Les professionnels de santé sont touchés par cet élan collectif. Certes, la communauté a toujours répondu présent, mais voir autant de gestes concrets, promener le chien, préparer un plat, bénéficier d’initiatives gratuites de la part d’entreprises, c’est un soutien qui dépasse tout ce qu’on imaginait. »

Si vous souhaitez adopter un travailleur de la santé, rendez-vous sur Facebook et tapez Adopter un travailleur de la santé dans la barre de recherche pour trouver le groupe adapté à votre région.

En filigrane de cette mobilisation, une évidence : quand la solidarité s’organise, elle dessine des chaînes invisibles et fait naître, parfois, de vraies respirations au cœur de la tourmente.

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