Le joaillier parisien Dinh Van, qui a osé bousculer les codes démodés de la joaillerie de luxe lorsqu’il a lancé sa société dans les Swinging Sixties, continue de dynamiser ses créations classiques avec des ajouts de fraîcheur. Découvrez les plus belles pièces de la collection de bijoux Dinh Van.
La bague Deux Perles
Derrière la bague Deux Perles, née en 1967 pour Pierre Cardin, on trouve le geste d’un créateur qui ne s’encombre pas de conventions. Un anneau carré, deux perles qui roulent à l’intérieur d’un oblong : la géométrie prend le pas sur la parure. Dinh Van s’est associé au mouvement du « luxe pauvre », traquant la beauté dans la simplicité du quotidien. C’est ainsi qu’on retrouve les plus beaux bijoux Dinh Van : le bracelet Menottes, les bagues à l’épure radicale, les créations Serrure qui traversent les décennies sans prendre une ride.
Chez Dinh Van, le fermoir n’est pas un détail caché : il devient la pièce maîtresse du design. Le décor s’efface, le superflu s’effondre : le cercle se mue en carré, l’espace vide prend toute sa place et l’ensemble s’équilibre dans une sobriété inattendue.
Collection Serrure de Dinh Van
Les bracelets et bagues Serrure résument à merveille l’esprit maison. Cette année, la ligne s’offre une touche précieuse : un diamant vient ponctuer chaque fermoir, disponible en or jaune, blanc ou rose. Idéal pour multiplier les combinaisons, empiler, associer, réinventer son allure selon l’envie du jour.
L’idée de départ ? Le geste banal de tourner une clé. Aujourd’hui, la Serrure évolue encore : bracelets et bagues se déclinent dans toutes les nuances d’or, ornés d’un diamant discret sur la fermeture. Malgré cette touche lumineuse, la pureté du dessin persiste, fidèle à la vision minimaliste de la marque.
Les Menottes
Impossible d’évoquer Dinh Van sans parler des Menottes, ce modèle emblématique qui a largement dépassé le cercle des initiés. Deux fermoirs imbriqués, inspirés d’un simple porte-clés : l’humilité de l’objet de départ contraste avec la force du symbole. Dans les années 1970, Cartier New York ne s’y est pas trompé : la maison américaine a proposé les bagues carrées de Dinh Van à côté des créations cultes Clou et Love d’Aldo Cipullo.
Conçu dans cette même décennie, le bracelet Menottes Dinh Van R10 s’inscrit dans l’héritage du Bauhaus. Sur le marché actuel, il s’affiche à 3 900 €, preuve que la modernité intemporelle séduit toujours.
Le Cube Diamant
Autre signature forte : le Cube Diamant. Ici, Dinh Van s’amuse à confronter les formes, opposant le rond et le carré, un jeu de tensions qui donne tout son caractère à la pièce. La bague carrée, déjà un paradoxe, trouve un écho dans ce bijou où un diamant rond s’inscrit dans un cube minimaliste. La collection s’étend : bagues, bracelets, boucles d’oreilles, chacun prolongeant cette recherche d’équilibre graphique.
À propos de Dinh Van
Jean Dinh Van a vu le jour en 1927 à Boulogne et s’est formé pendant dix ans chez Cartier Paris, sous la houlette de Jeanne Toussaint. Il y a appris la rigueur de la haute joaillerie, confectionné panthères pavées de diamants, bracelets fleuris et autres bijoux somptueux pour une clientèle exigeante, attirée par le raffinement de la Place Vendôme.
Mais les années 1960 marquent un tournant. Porté par l’effervescence culturelle, Dinh Van trace une nouvelle voie : des créations unisexes, radicalement minimalistes, influencées par le Bauhaus. Loin des fastes de la haute joaillerie, il imagine des bijoux adaptés au quotidien des femmes modernes, celles qui osent la mini-jupe et dansent au rythme du go-go.
Lorsque Jean Dinh Van prend du recul à la fin des années 1990, la maison passe entre les mains d’investisseurs. Pourtant, l’esprit originel demeure : l’audace, la simplicité raffinée et cette capacité à transformer l’ordinaire en objet de désir n’ont jamais quitté les ateliers. Aujourd’hui encore, chaque pièce Dinh Van raconte cette histoire, entre élégance et anticonformisme, pour celles et ceux qui veulent porter la différence à fleur de peau.


